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PABLO MÁRQUEZ CHEMINS

35 ans de guitare aventureuse

Pablo Márquez fêtera ses 35 ans de carrière les 7 et le 14 décembre 2015 au théâtre des Bouffes du Nord à Paris et à la Cité de la Musique et de la Danse à Strasbourg.

De Luys de Narváez et John Dowland à György Kurtág et Zad Moultaka, en passant par Cuchi Leguizamón, Pablo Márquez arpente cinq siècles de musique singulière avec ses invités : la soprano Maria Cristina Kiehr, la violoncelliste Anja Lechner, le flûtiste Mario Caroli et le tromboniste Thierry Spiesser...

en partenariat avec la Fondation Royaumont et les cordes Savarez

A LIRE SUR LA TERRASSE
Le 3 décembre, Pablo Márquez sera l'invité de la Matinale culturelle de France Musique
Le 8 décembre celui du
Classic Club de Lionel Esparza sur France Musique, de 22h30 à minuit

Chemins...
Fêter 35 ans de carrière par un double concert étincelant.

Chemins car Pablo Márquez revient ici sur les itinéraires amoureux de sa vie musicale, parce que Chemins V de Berio est pour lui une œuvre emblématique en elle-même et pour la guitare - uno strumento che amo molto - (qu’il vient d’ailleurs d’enregistrer en août 2015 avec la radio Suisse italienne pour un prochain disque chez ECM) ; chemins parce que, selon Antonio Machado, pour le voyageur, le pèlerin, il n’y a pas de chemin « Al andar se hace el camino, y al volver la vista atrás se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar ». Ce qui est passé ne reviendra pas mais en se retournant on aperçoit le sillage, le dessin, le tracé …rides sur la mer… Notre affaire est de passer, de passer en traçant des chemins, des chemins sur la mer.
Battant en brèche les idées reçues sur la guitare et son monde réputé fermé, Pablo Márquez accueille de remarquables et prestigieux invités : Anja Lechner, Maria Cristina Kiehr et Mario Caroli, sans compter quelques autres surprenants visiteurs.
Ce choix révèle un des aspects de la personnalité du musicien qui depuis ses débuts a passé plus de temps à partager la scène qu’à se produire en récital, activité pourtant dense et régulière. Si le récital lui permet d’entrer en communion intime avec le public, de connaître ce vertige d’une liberté musicale pure, le partage et la co-responsabilité musicale sur scène en musique de chambre ou d’orchestre lui semblent aussi passionnants. Chercher, trouver une résonance commune, dans la vie comme dans la musique, est une expérience palpitante et jubilatoire.

Il affectionne le duo où deux êtres, deux personnalités laissent leur empreinte dans la musique. Quelle que soit la combinaison instrumentale, « c’est toujours une bonne affaire pour la guitare ». Le violoncelle a sa faveur depuis longtemps et notamment celui d'Anja Lechner avec qui il travaille depuis dix ans, et explore les sonorités de ce duo "dans une connexion musicale et humaine très riche". "Anja a une sorte de justesse musicale hors du commun, le sens du son, du vibrato, de l'expression pleine par rapport à l'esprit de la partition". Il admire son écoute absolue. Il a commencé à travailler récemment avec la soprano Maria Cristina Kiehr mais - com-patriotisme argentin ou engouement pour la musique ancienne - "c’est comme si on se connaissait depuis 30 ans »… Une alchimie, quelque chose qui s'installe et dispense de discussion, « on s'assoit et on joue ». De fait pour le guitariste, la musique ancienne est devenue une « langue maternelle » (référence explicite et revendiquée à György Sebök). Avec Mario Caroli, la même sensation : « la musique se suffit à elle-même », et celle de jouer avec son jumeau.


Au programme, de la musique ancienne - Luys de Narváez (ca.1500-ca.1550), John Dowland (1563-1626) -, Franz Schubert (1797-1828), et les « contemporains » Luciano Berio (1925-2003), György Kurtág (1926), Zad Moultaka (1967) et les Argentins Alberto Ginastera (1916-1983), Gustavo « Cuchi » Leguizamón (1917-2000) et Dino Saluzzi (1935). Compositeurs qui ont ouvert des chemins, des horizons nouveaux, libéré l’imagination, tout en jouant en échos avec des œuvres plus anciennes. Une arborescence. Des œuvres emblématiques des sentiers empruntés et non battus de sa carrière, comme une rétrospective dont il serait le « commissaire ».