agence méditerranéenne de développement artistique et conseil en programmation

ziya azazi energy

A l'atome, je dis "demeure", et au Soleil "arrête-toi".
Je suis la lueur de l'aube et je suis l'haleine du soir,
Je suis le murmure du bocage et la masse ondoyante de la mer.
Je suis l'étincelle de la pierre et l'oeil d'or du métal...
Djalal al-Din Rûmi



energy-oct2012_mise-en-page-1-1 Dossier complet en PDF


eNERGY
PETITE HISTOIRE DE L’ÉNERGIE


Conception, mise en scène, musique, images : Ziya Azazi / Isin Onol
Danse : Ziya Azazi, Loreta Juodkaité
Scénographie sonore et diffusion : Claudio Bettinelli
Lumières : Lutz Deppe
production art moderne - coproduction Théâtre Liberté - Toulon
Durée 60’


Le projet est né de l’idée obstinée de rechercher toutes les possibilités de transformer l’énergie générée par la puissance et la répétition des mouvements de la danse. L’énergie naît du mouvement. Le derviche canalise les forces cosmiques, il est en résonance avec le mouvement primordial de tout ce qui est en mouvement, planètes comme atomes.

Energy réunit deux danseurs,
Ziya Azazi et Loreta Juodkaité dont la pratique de la danse derviche est basée sur l’expérimentation du tournoiement qui amène leurs corps à leurs limites, et un musicien, Claudio Bettinelli qui procède à des expérimentations musicales autour d’un étrange instrument, le theremin. A la manière des savants des débuts de la révolution énergétique, les trois artistes s’attaquent à la merveilleuse alchimie qui transforme le mouvement en lumière, la chaleur en musique. Mise en relation du déplacement et du son, production d’énergie, magie des sons déformés, maîtrise du tournoiement vertigineux, flashes, explosions… Tout cela sans autre générateur que celui des corps. Le danseur devient musicien dans son tourbillon, le percussionniste est avalé par le Charybde des cercles vertigineux.

Le theremin* amplifie, attire, rejette les danseurs qui le frôlent, le caressent, le provoquent. Les danseurs s’entrechoquent, se mêlent, se défont, à la manière de charges électriques, tantôt en phase, tantôt opposées dans un environnement sonore magique et familier à la fois. La qualité de l’énergie produite, la maîtrise imparfaite de l’intensité, la lumière saccadée et hachurée qui en résulte n’est pas sans évoquer les débuts du cinématographe, en particulier les premiers films de Méliès. Des instruments vieux d’un siècle accompagnent les plus récentes technologies, ils transforment les acteurs en générateurs, pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. Un spectacle plein d’énergie !




* Ancêtre de la musique électronique, inventé peu après la révolution russe de 1917 par Léon Theremin, cet instrument produit des sons à mi-chemin entre la voix humaine et la scie musicale, qui se modifient en fonction des déplacements des personnes ou des objets autour de lui. Pour la petite histoire, Lénine, enthousiasmé par cette invention apprit à en jouer, en commanda six cents et envoya son inventeur en tournée mondiale pour démontrer la supériorité de la technologie soviétique. Plus tragique, Theremin, de retour en Russie en 1938 pour échapper au fisc américain, fut déporté et enfin réhabilité en 1956. Varese et Martinu ont utilisé cet instrument dans certaines de leurs compositions.